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L'art d'écrire les caractères chinois est appelé la calligraphie(shūfǎ 书法). On la pratique souvent avec des pinceaux à encre. Dans la Chine Ancienne, la calligraphie fait partie des “quatre arts du savant chinois” (sìyì (四艺). Par conséquent, être un savant en Chine signifie être un artiste. Les outils les plus importants d'un calligraphe étaient les “quatre trésors de l'étude” (wénfángsìbǎo 文房四宝): le pinceau, l'encre, la pierre à encre et du bon papier. (ill. 10) |
Les pinceaux étaient largement considérés comme une extension du bras du calligraphe.
C'est l'outil traditionnel d'écriture dans le domaine de la calligraphie de L'Asie extrème-orientale. Le corps du pinceau est souvent fabriqué à partir de bambou ( il existe d'autres matériaux plus chers comme le bois de santal rouge, le verre, l'ivoire, l'argent et même l'or).
La tête du pinceau est composée de poils ou de plumes d'une grande variété d'animaux (lapin, belette, chèvre, tigre, poule, canard, etc.). Il existe une tradition en Chine et au Japon qui consiste à fabriquer un pinceau avec les cheveux d'un nouveau-né, ce qui sera pour lui un souvenir qu'il gardera tout au long de sa vie. Cette pratique est associée à la légende d'un savant de la Chine Ancienne qui était arrivé premier aux examens impériaux en utilisant son propre pinceau personnalisés.
La calligraphie moderne peut aussi être pratiquée au moyen d'un stylo, mais ce genre de calligraphie ne bénéficie pas de la même réputation que la calligraphie traditionnelle au pinceau.
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Le sujet de la tenue du pinceau est fréquemment débattu. Habituellement, le pinceau est tenu verticalement entre le pouce et le majeur. L'index touche la partie supérieure du pinceau pour le stabiliser, tandis que l'annulaire et l'auriculaire tiennent le bas de la tige afin de créer un espace à l'intérieur de la paume. En fonction du style, un calligraphe changera la façon de tenir le pinceau. De manière générale, il tiendra le pinceau par le haut pour les cursives, et par le bas pour l'écriture habituelle.
(ill. 13-15) |
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Traditionnellement, l'encre de Chine est fabriquée à partir de la suie du pin noir de fumée, de laque et d'huile (parfois, de l'encens ou des senteurs médicinales sont ajoutées). Elle se retrouve sous la forme de bâtons d'encre qui seront frottés sur une pierre à encre dans un petit récipient d'eau, jusqu'à obtenir la bonne consistance. Bien moins chères, il existe des bouteilles d'encre toute prête. Cependant celles-ci ne sont utilisées en général que pour l'entraînement, les bâtons d'encre étant considérés de bien meilleure qualité. Les encres industrielles coulent plus facilement au cours du temps. La calligraphie traditionnelle est écrite à l'encre noire, mais on peut trouver d'autres couleurs en calligraphie moderne.
On utilise une pierre ou une pierre à encre en céramique pour frotter le bâton d'encre solide avec un peu d'eau jusqu'à ce qu'il devienne de l'encre liquide. Les anciennes pierres plus élaborées contenaient des petites cavités contenant de l'eau, ou des réservoirs à eau qui devenaient des réservoirs à encre par la suite. Les pierres à encre chinoises peuvent atteindre une grande valeur; les plus renommées d'entre elles viennent de Duanxi, du Guangdong ( pierre volcanique), du canton de She (Anhui) ou de Luoyang (Henan).
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En Chine, le meilleur papier à calligraphie, le xuānzhǐ (宣纸), est traditionnellement fabriqué dans la province d'Anhui. Il est obtenu à partir du Tartar wingceltis (Pteroceltis tartarianovii), ou d'autres matériaux comme de la paille de riz, l'écorce de mûrier à papier (Broussonetia papyrifera), du bambou, du chanvre, etc.
Pour faire tenir le papier sur la table, on utilise un presse-papier (zhènzhǐ 镇纸). Les presse-papier se présentent sous plusieurs formes: on trouve de longs blocs de bois gravés de calligraphie ou de formes picturales, ou encore de petites statuettes représentant des personnes ou des animaux. De même que les pierres à encre, les presse-papier sont des œuvres artistiques en elles-mêmes.
Afin de garder l'orientation des caractères, les étudiants mettent souvent un tapis de bureau (huàzhān 画毡) avec le dessin typique d'une grille carrée sous le papier translucide. Il est habituellement composé de feutre.
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ill. 20: Sceau de Ilkhan Ghazan sur sa lettre au pape Boniface VIII (1302): Sceau certifiant “l'autorité de son Altesse Royale à fonder un pays et à gouverner son peuple” ("王府定國理民之寶") |
En général, les tampons n'excèdent pas la taille de 2-5 cm. Cependant les sceaux spéciaux comme celui du gouvernement de la République Populaire de Chine peut atteindre 9 cm de côté.
Les sceaux chinois typiques sont fabriqués en pierre semi-précieuse et sont en forme de carré (les tampons de haute qualité sont sculptés dans le jade, ceux pour touristes ne sont qu'en pierre à savon). La forme carrée ne fut modifiée que pendant la dynastie des Song, pour une forme rectangulaire, mais la cour de la dynastie des Qing retourna à la forme carrée traditionnelle.
De nos jours, on trouve plus de formes différentes. Les tampons comme substituts aux signatures existent pour des usages nombreux et variés : les sceaux gouvernementaux, les sceaux des entreprises, des sceaux individuels, des sceaux exprimant une devise ou une philosophie personnelle, etc.
Typiquement, ils sont utilisés avec de l'encre rouge ou de la pâte de cinabre, le “zhūshā” (朱砂). Il existe principalement deux sortes d'encre à sceau:
Une sorte à base de soie: une pâte plutôt collante avec une couleur rouge-vif (de la cinabre pilée, mélangée à de l'huile de castor et des filaments de soie).
Une sorte à base de plante: une pâte plus souple, moins liée, qui donne une couleur rouge plus foncée (de la cinabre pilée, mélangée à de l'huile de castor et à du moxa).
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5 En plus, on utilise le bois, le métal (le bronze en particulier), l´ivoire et d'autres matériaux.
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